-Les origines et influences
Le rap semble formellement se rapprocher de la culture africaine dont se réclame le mouvement hip-hop. Le chant scandé du MC évoque en effet le griot, poète et musicien qui chronique la vie quotidienne ou est invité à chanter lors des célébrations (ex : mariage). De même, le retour à une musique essentiellement basée sur le rythme plus que sur la mélodie ramène aux polyrythmies de percussions africaines.
Une grande partie des premiers DJ et MC sont d'origine jamaïcaine. Les sound systems jamaïcains ont donc eu un rôle dans l'apparition du rap dans les ghettos Noirs américains.
-La genèse
Il y a quelques enregistrements qui datent du début des années 1970 avec quelques groupes confidentiels dont les Last Poets ainsi que Gil Scott Heron. Il s'agit à cette époque de déclamation de discours sur des rythmes battus par des tambours africains avec la négritude comme thème de prédilection. C'était un style de musique appelé "spoken word", style venant à la base des prisons américaines, qu'on peut considérer comme un des ancêtres du rap.
Le HipHop, lui, est né en 1974 avec DJ Kool Herc, et les premiers raps étaient faits par des MC (Maitres de Cérémonie) qui faisaient des rimes toutes simples pour mettre l'ambiance en soirée.
En 1979, le premier tube rap sort en 45 tours, c'est Rapper's Delight du Sugarhill Gang. Les rappeurs y sont accompagnés par un orchestre funk et il ne s'agit que d'une vulgaire caricature de la révolution qui se prépare dans les rues New Yorkaises. On peut noter aussi la parution de Magnificient Seven en 1980 du groupe punk anglais The Clash.
En 1982, The Message de Grandmaster Flash fut la révolution annoncée. Il s'agit du premier tube hip hop, une culture de rue qui était alors composée principalement de danse et de DJ-ing. Il est d'ailleurs curieux que, malgré le fait que ce soit le rappeur Melle Mel qu'on entend sur l'enregistrement, le titre est crédité du nom de Grand Master Flash (le DJ - concepteur sonore). Le rappeur n'avait pas le rôle de premier plan qu'il a aujourd'hui.Les rappeurs americains tel que Randy MC critique le racisme des blancs dans leurs chansons,la majorité des auditeurs sont alors des noirs.C'est puff Daddy,qui a calqué la musique rap sur les chants doux très en vogue chez les blancs aux USA afin de conquerir le marché blanc.Cela a marché et Puff Daddy est aujourd'hui le rappeur le plus riche du monde.Neanmoins si les blancs aiment le rap c' est a cause de tout les mots péjoratifs qu' uitlisent les rappeurs pour designer les noirs(nigga,negro).Nombre de jeunes blancs agressent alors verbalement des noirs qui leur rétorquent des insultes.Ice cube s'est même moqué de Rosa Parks dans une de ses chansons.Independament du raccisme le rap reste une musique extremnt vulgaire,certain la voient même comme sexiste(motherfucker,wigga,bitch,salope,keuf,nique ta mere)Même aux etats-unis ,pays de la liberte extreme,les CD's de RAP sont mis sous autorité parentale pour les enfants(parental advisory).
Les années 1980 furent celles de l'explosion du rap avec des groupes politiques comme Public Enemy ou entertainment comme Run-DMC. Dans la lignée du Do It Yourself des punks New-Yorkais (le hip hop fut d'abord surnommé le « punk noir »), les rappeurs rappaient sur des rythmes synthétiques et brutaux, issus de boîte à rythmes bon marché).
Il s'agit d'une véritable musique populaire de rue qui développait ses propres thèmes : d'une part sous l'influence de la Universal Zulu Nation (ou plus communément appelée Zulu Nation) d'Afrika Bambaataa qui voyait dans le hip hop le moyen d'éloigner les jeunes des drogues et des gangs et d'émuler leur créativité, d'autre part en tant que témoignage d'une vie difficile (rap "hardcore").
Initialement issu des quartiers défavorisés, le rap à ses débuts est souvent un exutoire au mal-être et aux revendications des jeunes qui les habitent. Les propos violents ou crus sont fréquents, volontiers provocateurs (Fuck tha Police de NWA ou C'est clair de NTM). Le rap est donc accueilli par le grand public plus comme un phénomène social que comme une forme artistique à part entière. Il faut attendre l'émergence d'artistes tels que MC Solaar ou IAM en France pour que le rap sorte enfin de son ghetto et soit reconnu comme un courant musical influent.
-L'âge d'or
La fin des années 1980 est désignée comme l'âge d'or du rap. À New York, la guerre des crews se termine. Les crews réunissaient des rappeurs (souvent des dizaines) du même quartier, réunis autour d'un producteur charismatique. Le plus célèbre était le Juice Crew de Queensbridge, emmené par le célèbre Marley Marl à qui on attribue l'invention du sampling (échantillons extraits d'autres morceaux puis inclus dans les boucles). Le Juice Crew a fait de nombreux beefs (luttes) avec les lyricists (paroliers) des autres quartiers. On se souvient surtout de KRS-One, du South Bronx, qui a osé défier le Juice Crew par chansons interposées dont le célèbre The Bridge is Over qu'il est venu chanter devant eux dans une salle de Queensbridge.
L'âge d'or, c'est donc l'émergence à New York des duos DJ-MC comme Gangstarr (DJ Premier et Guru), Eric B & Rakim ou Pete Rock & CL Smooth qui continuent l'œuvre de Marley Marl ; et en Californie d'une nouvelle scène Gangsta avec surtout les Niggaz With Attitude (NWA).
NWA se présentait comme un groupe revendicatif et violent, sur certains points politisés à la manière des groupes New-Yorkais comme Public Enemy. Le culte du Gangsta (gangster) naquit avec le tube Straight Outta Compton (voir l'album Straight Outta Compton).
-L'évolution du rap de nos jours
Beaucoup diront que le rap est mort, qu'il s'est suicidé en se vendant à la radio ou aux grands groupe de distribution. En effet au début du XXIe siècle, en Europe comme aux États Unis, sa médiatisation l'a détourné des valeurs qu'il revendiquait encore 15 ans plus tôt. Le rap est devenu un courant musical très à la mode et des quantités très importantes d'argent sont en jeu. Des radios spécialisées sont apparues mais privilégient les artistes « grand public » dont la promotion est assurée par les majors et aboutissent donc à une certaine homogénéité au détriment des artistes indépendants.
Un retour au rap hardcore et au rap conscient apparaît, qui vient prendre la suite des grands groupes des années 90 comme IAM, Suprême NTM ou Assassin, qui commencent à ralentir en arrivant au milieu de la décennie suivante : album solo pour IAM, séparation des Suprême NTM, arrêt "définitif" de Kool Shen (NTM). Cette nouvelle génération se nomme Sniper , Rohff, Diam's, Sinik, Booba...
Mais d'autres évolutions du rap sont visibles et celles-ci peuvent se chercher dans l'instrumental, ainsi le « hip-hop instrumental » commence à faire parler de lui (que ce soit par le biais de l'américain RJD2, Big Dada ou du japonais Dj Krush) et créent une musique très élaborée qui se base sur la rythmique Hip-Hop, utilise des samples, mais aspire au statut de musique à part entière et non simplement celui d'un amas de samples sur un rythmne servant à poser une voix. En France, on trouve, par exemple, le groupe nantais Hocus Pocus.
_________________
http://marcko04.skyblog.com
